Lisez avec Korei

Des récits, des perspectives et des promenades qui élargissent votre vision de Bruxelles

Standbeeld van Belliard door Guillaume Geefs © Korei Guided Tours

« Guillaume Geefs était au bon endroit au bon moment »

Il est étrange que nous ne connaissions pas de nom le très talentueux sculpteur Guillaume Geefs (1805-1883). Son œuvre est en effet omniprésente. Pensons par exemple à la statue de Belliard au sommet de l'escalier entre le BOZAR et le parc de la Warande, à celle de Léopold Ier au sommet de la colonne du Congrès ou encore au monument commémoratif de la place des Martyrs.Bruxelles, le 21 août 2026Frederik Tinck, guide chez Korei, a été fasciné par cet artiste mystérieux, s'est plongé dans sa vie et a fini par écrire un livre à son sujet. Le lancement par Korei Guided Tours de la visite guidée « Guillaume Geefs : de Belliard à Léopold Ier » marque une nouvelle étape dans la reconnaissance du sculpteur national du XIXe siècle. Nous avons donné rendez-vous à Frederik sur la place des Martyrs pour en savoir plus sur Guillaume Geefs, le sculpteur oublié le plus célèbre.
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Cité Moderne

Vivre dans le modernisme ?

Depuis 1995, Korei Guided Tours s'engage en faveur de la revalorisation du modernisme. C'est ainsi que la Biennale de Bruxelles d’architecture moderne a déjà été organisée à cinq reprises. Dans le cadre de ce festival, Maurizio Cohen (Faculté d’Architecture La Cambre Horta) a rédigé en 2020 un pamphlet qui met en lumière la négation et le problème d’image du jeune patrimoine d’après-guerre. Il explique comment nous devons porter un regard neuf et curieux sur le passé et découvrir ce patrimoine audacieux, social, expérimental et novateur.Vous trouverez ci-dessous une version abrégée de l'exposé intitulé « Vivre dans le modernisme ? »Découvrez ici notre offre de visites guidées et de visites d'intérieurs consacrées à l'architecture moderniste.
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Graftombe kerkhof van Laken © Korei Guided Tours

Le patrimoine funéraire se compose de nécropoles empreintes de prestige et de symbolisme

Le patrimoine funéraire nous confronte à la manière dont une société aborde la mémoire, le statut social, la foi et la fugacité de l'existence. Dans les cimetières, l'histoire devient tangible : gravée dans la pierre, représentée par des symboles et intégrée au paysage.À Bruxelles, les cimetières de Laeken, de Dieweg et d'Evere, entre autres, sont des exemples exceptionnels de l'entrelacement de la mort, de l'art et du développement urbain.Ce qui rend ces lieux si particuliers aujourd'hui, c'est qu'ils sont perçus différemment de ce qu'ils étaient à leur création. Au XIX^e siècle, les cimetières étaient également des parcs publics où l’on se promenait. Les familles y rendaient visite à leurs défunts le dimanche et en profitaient ainsi pour faire des rencontres sociales. Le faste des monuments servait à afficher son statut social et à perpétuer publiquement la mémoire. Aujourd'hui, notre rapport à la mort est plus sobre ; la crémation et les champs d'urnes anonymes sont de plus en plus répandus. Les cimetières historiques sont donc de plus en plus considérés comme des paysages patrimoniaux plutôt que comme des symboles de statut social actifs. Le regard s'est déplacé du deuil vers la réflexion, de la compétition sociale vers la curiosité historique.
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Detail glasraam huis Devalck © Korei Guided Tours

Quelle est la différence entre l'Art nouveau et l'Art déco ?

L'Art nouveau et l'Art déco reflètent chacun un moment crucial de l'histoire culturelle européenne et forment ensemble un récit visuel sur le changement, le progrès et l'identité. L'Art nouveau se reconnaît à ses lignes fluides, ses motifs végétaux et son caractère fortement artisanal, où l'architecture, l'intérieur et la décoration forment un tout. L'Art déco, populaire à partir des années 1920, privilégie la géométrie épurée, la symétrie et les matériaux luxueux, et respire la modernité, le progrès et l'élégance urbaine.Bruxelles est l'endroit idéal pour découvrir la différence entre l'Art nouveau et l'Art déco. Ces deux mouvements ont marqué le paysage urbain, mais ils diffèrent fortement en termes d'atmosphère, de forme et d'idéologie. En y regardant de plus près, on découvre non seulement des bâtiments au design raffiné, mais aussi deux moments différents de l'histoire de Bruxelles.
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David en Alice van Buuren © Archief Museum en tuinen van Buuren

Qui étaient David et Alice van Buuren ?

Les van Buuren comptent sans doute parmi les figures les plus marquantes de la vie culturelle bruxelloise de l'entre-deux-guerres. L'histoire de David et Alice est étroitement liée à l'art, à l'architecture et au paysage, et constitue la base de ce qui est aujourd'hui le Musée & Jardins van Buuren.David Michel van Buuren (1886-1955), originaire des Pays-Bas, était un banquier prospère qui s'est installé à Bruxelles en 1909. En 1922, il épousa Alice Piette (1890-1973), originaire d'Anvers. Les deux se sont rencontrés au travail, elle était secrétaire de direction. Ensemble, ils se sont lancés dans un projet qui allait durer toute leur vie : collectionner, soutenir et exposer des œuvres d'art. David van Buuren était non seulement un bon ami, mais aussi le mécène du peintre Gustave Van de Woestyne.
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Binnenstraat Gare Maritime © Nextensa

De prairie à ville couverte : la transformation de Tour & Taxis

Le site de Tour & Taxis raconte une histoire riche en couches sur le commerce, le patrimoine industriel et la rénovation urbaine. Ce qui était autrefois un pâturage ouvert pour les chevaux des diligences est devenu une plaque tournante logistique cruciale pour l'Europe et évolue aujourd'hui vers un quartier urbain mixte où se côtoient habitat, travail, culture et verdure. La Gare Maritime, l'ancienne gare de marchandises, fait notamment office de charnière entre le passé et l'avenir : une structure monumentale qui a été réinventée aujourd'hui pour devenir une ville couverte durable où se côtoient architecture, réutilisation et espace public.Au XVIe et XVIIe siècles, la famille Thurn und Taxis a développé à Bruxelles un système postal européen pour les Habsbourg. À cette époque, les chevaux destinés aux diligences paissaient dans les prairies locales, au nord du centre-ville, juste en face du canal creusé en 1550.
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La Nouvelle Maison © Eva Lo

Le modernisme à Bruxelles ? Bien sûr !

Le modernisme est apparu au début du XXe siècle dans un contexte d'industrialisation, de réformes sociales et d'innovations technologiques. Des figures clés telles que Le Corbusier, Walter Gropius et Ludwig Mies van der Rohe ont rejeté les styles historiques et prôné une architecture fonctionnelle et rationnelle adaptée à la vie moderne.Des villes comme Weimar, Dessau, Paris et Berlin sont devenues des centres importants de ce mouvement. Des bâtiments emblématiques tels que le bâtiment du Bauhaus à Dessau, la Villa Savoye près de Paris et le Pavillon de Barcelone incarnaient les principes modernistes des plans ouverts, des nouveaux matériaux tels que l'acier et le béton armé, et une absence prononcée d'ornementation.Le modernisme a également fait son apparition en Belgique, notamment dans l'œuvre de Henry Van de Velde et plus tard de Victor Bourgeois, qui ont contribué à la diffusion d'un langage architectural international et avant-gardiste.
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Glas-in-lood in gemeentehuis Vorst, Jean-Baptiste Dewin © Korei Guided Tours

Le royaume animal caché dans la maison communale de Forest

Jean-Baptiste Dewin était un architecte bruxellois qui a développé un style Art déco très marqué, où la décoration, le symbolisme et l'ancrage local occupent une place centrale. Dewin (1872-1942) travaille avec des volumes épurés et des structures géométriques dans des matériaux soigneusement choisis, qu'il enrichit autant que possible de motifs figuratifs et naturalistes. Le choix de représenter la faune et la flore locales revient systématiquement dans son œuvre. Dans les habitations et les bâtiments publics conçus par l'architecte bruxellois, on retrouve notamment des cerises, des glands et des chouettes intégrés dans des vitraux, des mosaïques ou des sculptures.La maison communale de Forest (1924-1938) est un bel exemple de cette approche. Le bâtiment combine l'organisation claire et la monumentalité de l'Art déco avec un langage visuel riche qui fait référence à l'environnement naturel de Forest. Sur les façades et à l'intérieur, on peut voir des plantes, des arbres, des oiseaux et des animaux stylisés, réalisés en pierre en relief et sur des panneaux décoratifs. Même le Petit Chaperon rouge a trouvé sa place dans l'ensemble ! Les décorations confèrent au bâtiment une dimension symbolique, reliant le bâtiment moderne à l'histoire récente et lointaine de la commune.
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